FAQs

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à contacter mappingforrights@rainforestuk.org.

Quels sont les différents niveaux d’accès utilisateur à l’Atlas des Communautés du Bassin du Congo de MappingForRights ?

Il y a trois niveaux d’accès utilisateur :

Niveau 1 : les utilisateurs non enregistrés peuvent accéder aux informations sur les villages, les infrastructures d’éducation et de santé, ainsi que les zones cartographiées par les communautés. Ils peuvent également avoir accès aux données de partis externes sur la plateforme.

Niveau 2 : les utilisateurs enregistrés peuvent également voir les données sur les activités de subsistance des communautés. Vous pouvez vous enregistrer ici.

Niveau 3 : les utilisateurs avec accès complet peuvent voir les informations relatives aux tenures coutumières et aux sites culturels. Ils peuvent également accéder à la fonction « explorer » et télécharger les données.

Comment puis-je obtenir un accès de niveau 3 ?

Cet accès est accordé au cas par cas, sur la base des informations fournies sur l’utilisation prévue de l’ACBC, et requiert la signature d’un Accord Utilisateur. Vous pouvez demander un accès de niveau 3 ici ou en contactant mappingforrights@rainforestuk.org.

Puis-je accéder à toutes les données de l’ACBC ?

Différents niveaux d’accès ont été conçus pour que les cartes soient, dans la mesure du possible, utilisées pour le bénéfice des communautés impliquées dans leur production. Toutes les données relatives aux communautés contenues dans la base de données doivent être considérées comme la propriété intellectuelle des communautés concernées. Ces données peuvent inclure des informations géographiques sensibles que les communautés ne souhaitent pas partager avec certains acteurs. Certaines données peuvent donc être exclues des données partagées publiquement, à la discrétion de RFUK.

Pourquoi y a-t-il une « zone d’usage » de 5 km pour les zones étudiées ?

La couche de données des zones étudiées comprend une « zone d’usage » probable de 5 km à partir du point le plus éloigné enregistré par les communautés. Il est habituel pour une personne de se déplacer de plus de 5 km en une journée à partir d’une habitation pour la chasse, la pêche ou la cueillette. Les zones étudiées sont simplement indicatives, mais servent à démontrer l’étendue probable des usages forestiers, sur la base des localisations d’usages connues et de la nature dynamique des activités de subsistance en forêt.

Comment sont utilisées les informations qui apparaissent sur MappingForRights ?

MappingForRights permet aux communautés forestières de démontrer leur présence dans la forêt, aux décideurs et au secteur privé de prendre en compte et reconnaître cette présence, et à la communauté internationale de s’assurer que les programmes concernant les forêts du bassin du Congo procurent des bénéfices équitables aux communautés locales.

Lorsqu’elles se sont basées sur des cartes, les décisions prises sur l’utilisation des forêts du bassin du Congo ont jusqu’à présent beaucoup utilisé des données de télédétection (comme les images satellites), ignorant généralement les « propriétés » communautaires existantes, de même que les occupations et usages des forêts. Cela a souvent conduit à des décisions insuffisamment informées, et au final à l’émergence de conflits liés aux terres et aux ressources. La recherche a démontré clairement que sécuriser les droits traditionnels à la terre et aux ressources est l’un des moyens les plus efficaces pour conserver la biodiversité, réduire la déforestation et diminuer la pauvreté dans les communautés rurales.

Les cartes participatives développées dans le cadre de MappingForRights ont été utilisées de plusieurs façons : pour accompagner la création de forêts communautaires, pour informer la planification participative de l’aménagement du territoire, pour favoriser la participation des communautés dans la gestion des aires protégées, pour assurer la mise en œuvre de sauvegardes sur les droits à la terre et aux ressources, ou pour stopper des projets d’infrastructures potentiellement nuisibles.

Quels sont vos projets pour MappingForRights ?
A compter d’avril2020, nous avons accompagné plus de 1000 communautés dans la production de cartes de leurs terres et ressources, couvrant plus de sept millions d’hectares de forêts. Cela ne représente qu’une fraction du travail qui doit être fait, et notre but est d’étendre la cartographie participative à autant de communautés que possible. Afin de dresser un tableau plus complet de l’étendue des occupations et utilisations communautaires des forêts, nous continuerons à inclure des cartes communautaires soutenues par d’autres organisations, tant que celles-ci ont été développées selon des standards robustes de cartographie participative et ont obtenu le consentement préalable, libre et informé des communautés.
Quelles sont les sources des données inclues dans l’Atlas des Communautés du Bassin du Congo ?

Les cartes communautaires sont un élément clé de l’ACBC. Elles ont été générées principalement avec le soutien de la Rainforest Foundation UK et des organisations partenaires régionales. Ce processus a impliqué des équipes de cartographes communautaires travaillant sur le terrain avec des centaines de villages sur plusieurs années. D’autres couches d’information sont inclues avec la permission de leurs fournisseurs, notamment le World Resources Institute.

Ces données sont-elles exactes ?

Les données de cartographie communautaire sont collectées principalement grâce à l’usage de technologie GPS, avec une précision de 5 à 10 mètres. Il faut noter que les usages des terres faits par les communautés et les autres acteurs ne sont pas toujours statiques et peuvent changer avec le temps. Les données sont donc susceptibles de changer, et certaines activités sont par nature transitoires et potentiellement cycliques.

Puis-je contribuer à MappingForRights ?

En principe, oui. Nous apprécions toutes les données de cartographie et autres contributions susceptibles de mieux représenter les occupations et utilisations communautaires des forêts dans le bassin du Congo. L’ACBC de MappingForRights a été construit dans un logiciel open source, qui peut donc être étendu et adapté pour inclure d’autres données qui contribuent à cet objectif.


Bien que nous apprécions l’inclusion de cartes communautaires soutenues par d’autres organisations, il est important que celles-ci puissent démontrer que des standards stricts de participation ont été suivis (voir ici par exemple) et que le consentement libre, informé et préalable a été obtenu. Une cartographie communautaire menée de manière non adaptée peut mal représenter la véritable ampleur des tenures coutumières et des usages des ressources, marginaliser davantage les communautés et affaiblir leurs droits véritables ou revendiqués. Pour en savoir plus sur comment contribuer à la base de données, merci de contacter mappingforrights@rainforestuk.org.

Comment travaillez-vous avec les gouvernements des pays d’intervention?

Nous considérons que des relations constructives avec les gouvernements sont cruciales pour assurer que les communautés forestières soient reconnues comme essentielles à la protection des forêts et disposent de droits appropriés. RFUK accompagne la cartographie participative dans cinq pays du Bassin du Congo depuis plusieurs années et a travaillé avec les gouvernements de plusieurs façons. 

En plus de fournir un accès à des informations nécessaires pour la planification et gestion des forêts, nous avons aussi formé des employés et techniciens gouvernementaux sur l’usage des SIG et sur des méthodes participatives pour travailler avec les communautés. 

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à contacter mappingforrights@rainforestuk.org.